Lassen, o. c., p
DES ARYAS
ses formes plastiques, il a, en revanche, atteint son plus haut degré de développement dans les figures de langage, et l’art n’aura qu’à naître pour que les idoles se montrent. La religion védique est encore celle qu’Hérodote* rencontrait chez les frères des Aryas, les Perses, peuple qu’il nous représente comme n’ayant ni temples, ni idoles, sacrifiant au ciel dont il tient toute l’immensité pour une divinité, au soleil, à la lune, à la terre, au feu, à l’eau et aux. vents. La religion aryenne contient donc en germe tous les développements qui se sont produits dans les croyances des peuples appartenant à la même race que les Aryas et qui vinrent peupler l’Europe, surtout les dogmes et les légendes qui constituent le brahmanisme, fruit naturel du védisme, dont il prétend n’ôtre que la continuation. Le brahmanisme, en effet, c’est le védisme altéré, défiguré par les prêtres. « Un dieu qui fut inconnu aux anciens « Richis et dont le nom parait à peine dans les hym- « nés, dit judicieusement un savant exposé des trace vaux de l’érudition moderne sur l’Inde*, Brahmâ « s’est assis sur le trône éternel et a reçu le sceptre des « mondes. Humble à l’origine comme la prière [brah- (( ma) dont il est l’expression personnifiée, humble « comme le furent originairement les ministres du « sacrifice, ses interprètes et ses créateurs, Brahmâ c( a grandi avec eux et par eux, et ils sont devenus à la « fois, eux, les chefs de la hiérarchie terrestre, lui, c( le chef de la hiérarchie céleste. »