‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 117 sur 278 · Hérodote, i · texte numérisé non relu

Hérodote, i

MITHRA

même historien donne le nom de Mitrobatës', Mttpo- Pirriç, à un gouverneur de Dascylium, au temps de Gyrus. Enfin, dans un autre passage, Hérodote confondant Anahid avec Mithra, mentionne formellement cette divinité comme une des premières de la Perse*. Les inscriptions cunéiformes mettent en relation Mithra et Ahoura-Mazdâ, autrement ditOrmuzd®. Deux passages de Xénophon * nous montrent que les Perses juraient par Mithra ; ce qui est en parfait accord avec le caractère de dieu de la bonne foi et de la vérité qu’il présente dans l’Avesta. Ce mode de serment se retrouve chez Plutarque, dans la bouche d’Artaxerxès et d’autres personnages. C’est jusqu’à ce môme Plutarque qu’il faut descendre pour rencontrer en Grèce des notions plus circonstanciées sur Mithra et en général sur la religion perse. Le philosophe de Chéronée qualifie cette divinité de médiateur entre l’homme et Dieu ; il le dépeint comme le défenseur des créatures contre les attaques d’Ahriman ou mieux Anra-Mainyus,[qui , dans la théologie mazdéenne, est non tout à fait l'égal, mais l’adversaire d’Ormuzd. Il est à croire que Plutarque emprunte ce qu’il nous dit du magisme à Théopompe, qui avait, au quatrième siècle avant notre ère, composé une histoire dont le huitième livre traitait des Perses. La conformité que l’on remarque entre ce que dit Plutarque et certains passages du Boun-Dehesch, démontre que tout

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