LampriJiug, Cotnmod., c
2. Minos c’est Manou\ le premier homme de la doctrine aryenne. Voy. plus haul, p. 128.
MlTHRA.
relé, A l’instigation d’Aliriman. L’orientaliste allemand montre la liaison de l’esdiatologie mithriaque gt de la doctrine de la résurrection par Çaosyâç. Le personnage ainsi désigné est, comme son nom l’indique, l’être produit pour le salut et rulililé du monde. D’après le Boun-Dehesch, il est lils de Zoroaslre, mais il n’a pas été enfanté par la voie naturelle. Toute sa légende se rattache à une mythologie destinée à nous expliquer comment s’est formé le monde. Çaosyâç, véritable sauveur du genre humain, est venu combattre les démons ou dews qui le haïssent , rendre à ceux qui sont morts le corps et la vie, et donner le signal de la résurrection. Il apparaîtra un jour dans toute sa gloire et sa majesté, pour procéder au renouvellement des choses, tuer les méchants démons et communiquer aux hommes le pain de l’immoralité. Par lui, les descendants de Gayô-Maratha , c’est-à-dire de l’homme primitif, l’Adam perse, seront appelés à une nouvelle vie ; ils deviendront les purs et ne seront plus soumis aux conditions de la durée-, ils régneront avec lui dans les siècles des siècles. Telle est la récompense promise aux Çaosyântas ou amis de Çaosyâç.
M.Windischmann a montré, par une discussion philologique approfondie, comment cette doctrine exposée surtout dans le Boun-Dehesch , se rattache aux anciennes croyances du mazdéisme, et n’est pas un emprunt fait à d’autres religions d’une origine postérieure à celle de Zoroastre. La langue huzvaresch ou pehlvi, dans laquelle le Boun - Dehesch est écrit , fait tenir ce livre pour être une composition plus moderne que les autres livres de l’Avesta, écrits en zend. Mais les
MITHRA
éludes faites dans ces derniers temps sur la doctrine mazdéenne rattachent d'une manière étroite la cosmogonie qui y est exposée aux idées védiques dont le zoroastrisme lui-même est issu. Dans les premiers siècles de notre ère, dans les deux ou trois siècles qui l’ont précédé, les dogmes de la Perse associés à ceux de la religion assyrienne se répandirent jusqu’aux confins du monde grec et y suscitèrent des croyances et des doctrines philosophiques tout empreintes du caractère oriental. Les esprits qui cherchaient à résoudre le grand problème de la vie future et surnaturel puisèrent souvent , à leur insu , à cette source assyro-perse dont les eaux fécondaient le sol desséché du polythéisme hellénique.
Voilà ce qui nous explique les analogies qu’offre la religion de Milhra avec d’autres religions qui n’en ont été pourtant ni les héritières directes ni des transformations.
Le culte de Mithra disparut avec le polythéisme gréco-latin, dans lequel il avait été absorbé. Il resta toutefois en Perse debout jusqu’au moment où l’Islamisme renversa la loi mazdéenne. Ses destinées avaient été courtes en Occident ; il ne sortit jamais de son antre mystérieux, et faute d’avoir appelé à ses initiations toutes les âmes ardentes et tous les cœurs purs, malgré la foi vive qu’il inspirait, il périt avec les superstitions dont il était entouré.