Travds in tlie Morea, cli xxx, v, III, p. ,120. I
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DE NÉMÉE
tablement fabuleux? Ne montrait- on pas, entre autres, l’étang par lequel Baccbus était descendu aux enfers ‘ ? Un voyageur moderne, l’ouqueville, nous apprend que les guides grecs prétendent connaître l’endroit où so sont passés cbacun des événements, vrais ou fahui leux, consignés dans l’histoire de leur pays. L’imagi-! nation populaire localisa aussi en France bien des légendes. On fit voir longtemps à Rouen, à Metz et à Corbeil, les endroits où habitaient la gargouille, le graouilli et le dragon de saint Spire et de nos jours encore, dans la Palestine, la piété prétend savoir le lieu où se sont accomplies les principales actions de la vie du Sauveur. II n’y a donc absolument aucune raison à tirer de l’assertion de Pausanias, en faveur de la réalité du lion de Némée, Ajoutons que les anciens ne s’accordaient même pas à placer dans l’Argolide la vicr toire d’Hercule sur ce monstre. Servius* nous dit que la forêt de Némée, hantée par le lion, était voisine de Thèbes. Apollodore^ rapporte, au sujet d’Alcide, une autre fable qui n’est qu'une variante de celle du lion de Némée qu’il a également enregistrée, et d’aprèa laquelle Hercule, âgé seulement de dix-huit ans, au-, rait tué un lion, descendu du mont Cytbéron pour ravager les troupeaux d’Ampbytrion et du roi des Thespiens, Thestius. Voilà donc le mythe reporté en Béotie, patrie du héros. Pausanias parle du lion dô Némée et de celui du Parnasse, et sa phrase paraît inr