VII, 370 et sq
LE LION
Cyciius malgré les rebuffades et le oaractcre rustre de celui-ci. Pour se débarrasser d’un amant importun, Cyciius imposa ;'i Pbylius des travaux analogues à ceux qu’Eurysthée avait imposés à Hercule, et entre lesquels figure l'ordre de tuer sans armes, à la manière d’Alcide, un lion qui désolait l'Étolie.
Celte légende , si elle avait un fonds réel , établirait tout au plus qu’il avait jadis existé de ces animaux en Étolie et confirmerait ainsi l’assertion d'Hérodote, qui les fait avancer jusqu’à l’Achéloüs. Mais il n’est pas difficile de s’apercevoir que nous n’avons ici qu’une contrefaçon de la légende d’IIercule, dont les autres travaux de Pbylius reproduisent les principaux exploits, par exemple, la victoire sur un taureau furieux, la destruction des oiseaux slympbalides. Notons, de plus, qu'Ovide transporte la scène en Béotie, c’est-à-dire dans la patrie d’Alcide.
L’auteur du traité Sïo' les fleuves^ attribué faussement à Plutarque, rapporte encore un mytbe où figure le lion, mais où le caractère fabuleux éclate avec plus d’évidence, si c’est possible. Le mytbe est emprunté à YHéraclide de Démodocus. Héra, la Junon grecque, voulant se venger d'Hercule, implore le secours de la Lune; celle-ci fait naître, par des incantations magiques, un lion énorme de l’écume dont la déesse avait rempli une corbeille. Iris conduit, à Paide de sa ceinture, l’animal sur le mont Selennæus, où il mit en pièces le pasteur Apesantus, circonstance qui fit donner son nom à la montagne. Ce mythe se rattache visiblement