‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 139 sur 278 · I . De fluviis, dans les Geogr. mitior., éd. Hudson, p · texte numérisé non relu

I . De fluviis, dans les Geogr. mitior., éd. Hudson, p

DE NÉMÉE

à la fable du lion tu^ par Hercule, et auquel on attrir bnait une origine lunaire; enfin ce qui achève de démontrer que nous n'avons ici qu’une variante du lion de Néniée, c’est que nous y retrouvons le mont Âpesanfus qu’Hèsiode assigne pour demeure à cet animal.

Les lions réclament pour leur habitation des contrées spacieuses, aussi ne les rencontro-t-on dans aucune des petites lies de la aone torride, où ils n’auraient pu se rendre, faute d’ètre en état de traverser la mer, car ils ne sont pas nageurs et dilTérent en cela des tigres et des jaguars. C’est ainsi qu’on ne trouve aucun de ces carnassiers dans nie de Socolora Je ne saurais donc admettre q«e ces animaux aient jamais existé dans l'archipel grec, et je ne tiens aucun compte de l'histoire de la brebis qui mil bas un lion dans l’ilede Cos'^, non plus que du lion qui fit fuir les Nymphes de l’île de Céos*.

Peu soucieux d'être exacts dans leurs descriptions, les poêles anciens, pour lesquels les lions étaient le type des bêtes féroces, représentaient comme en étant infestées les contrées qu’ils voulaient peindre comme sauvages. Yoilà pourquoi Pindare* dit qu'Achille, encore enfant, immolait les lions et les sangliers, au grand étonnement d’Athéné, et allait porter sa proie au centaure Chiron, Ces récits poétiques n’ont aucune valeur démonstrative, et l’on s’étonne que le géographe Ukert‘

1. Voy. Journal of llie asiatic society of Bengal , vol. IV, p. 147 (1837).

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