Géographie der Griechen und Borner, ). i, p. 1, p
LE LION
se soit fondé sur les paroles du Cyclope d’Euripide*, qui dit qu’il a assez dévoré de cerfs et de lions, pour soutenir l’existence de ces derniers animaux en Sicile. Le môme savant cite encore Théocri te à l’appui de la môme supposition, parce que le poëte bucolique ^ fait dire à Thyrsis que les lions , les lynx et les loups déplorèrent les souffrances amoureuses de Daphnis. Le géographe allemand aurait pu se rappeler que Théocrite se moque ailleurs des prétendus lions du Péloponnèse, Les paroles du poëte sicilien ne prouvent pas plus l’existence des lions dans sa patrie, que ne prouvent l’existence de ces animaux en Thrace, les vers de Lefranc de Pompignan, dans son ode célèbre sur la mort de J. -B. Rousseau :
Et dans les antres qui gémirent,
Le lion répandit des pleurs.
Des témoignages d’un autre ordre viennent encore infirmer la présence des lions dans le Péloponnèse à l’époque historique. Élieii®, rappelant le vers dans lequel Homère parle des animaux qu’Artémis poursuit sur le Taygète et l’Érymanthe, fait remarquer que le poëte n’ayant pas nommé les lions, il nous indique par là que ces animaux n’y habitaient pas. Et, en effet, les traditions arcadiennes ne parlent jamais de lions. Pan, l’antique divinité nationale de l’Arcadie, ’ApxaStaç |i.e- 8éu)v *, que Denys d’Halicamasse appelle le plus ancien