‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 146 sur 278 · I,K LION · texte numérisé non relu

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se trouve placée dans des conditions tout à fait propres à la croissance de l’olivier, qui ne s’éloigne pas de la Méditerranée de plus de quinze à vingt lieues*. Scymnus de Chio donne à cette ville l’épithète d'eù^ TuyeirciTYj c’est-à-dire très - prospère , qui n'aurait guère convenu à cette ville, si l’observation de Théophraste avait été applicable de son temps. Or, Scymnus vivait dans le premier siècle de notre ère ; ce qui montre que l’abaissement de température dont parle Théophraste ne s’était pas continué. Il est d’ailleurs une considération qui, sans infirmer le fait avancé par cet auteur, prouve que la décroissance de la culture de la vigne et de l’olivier pouvait avoir eu lieu, sans que le climat ait pour cela changé. Dans les temps héroïques, la Thessalie était le centre de la civi^ lisation grecque ; plus tard, ce centre se déplaça et se rapprocha du Péloponnèse. La Thessalie fut quelque peu abandonnée, et sa culture dut être négligée. L’olir vier et la vigne en souffrirent nécessairement. Pourquoi observe-t-on, au contraire, que c’est aux environs d’Athènes que le premier de ces arbustes réussit davantage? N’est-ce pas un effet du soin excessif apporté à sa culture ®? Ce sont les convenances sociales et éco-

1. La région des oliviers ne remonte sans doute en Grére que Jusqu’à Delphes et au Cépliise inférieur; mais le long de la mer, elle s’étend jusqu’aux pentes maritimes du Pélion et de l’Ossa. Voy. lioué, la Turquie d'Europe, t. 1 , p. 427 ; Meyen, Grundriis der Pflanzcngeograpliie, p. 384. — Iji vigne vient encore fort bien île nos jours dans la Thessalie méridionale et dans l’Acarnanie. Voy. Jullicn , Topographie de Ions tes vignobles connus, 2“ édit., p. 4G8.

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