Cr. Sttiub, Ueber die Urbewohner Hœlieiis, p
ET GRAKNCS.
ces noms, et outre celui de Camuni que j’ai déjà rappelé, je citerai ceux de Camas, Çamure, Çamusina, Gamma, Cainerinci, Camars (l’ancien nom de Clusium), Camurinal , Camorc, Camurisa, etc. Mais la fréquence de ces noms n’entraîne pas forcément l’origine étrusque du nom de Camulus , puisque l’idiome celtique renfermait aussi bon nombre de noms qui commencent par la même syllabe *.
Pour que le Camulus gaulois pût , avec quelque vraisemblance , être assimilé au Camulus étrusque, et, par suite, au Cadmillos ou Casmillos cabirique , il faudrait qu’il exisltU entre les deux divinités une certaine analogie d’attributs. Et c’est ce qui n’a pas lieu; car Camulus n’a ni le caractère d’une divinité de la fécondité, de la production, propre aux Cabires, ni celui d'une divinité messagère , ministre des autres divinités. Si une pareille analogie avait existé, Camulus, au lieu d’étre assimilé à Mars, l’eût été à Hermès ou à Priape. Est-il même bien sûr que le Mercure, l’Hermès étrusque , ait jamais été désigné sous le nom de Casmillus, de Camillus? Statius Tullianus, dans son traité De Vocabulis rerum, cité par Macrobe®, le disait, sur la foi de Callimaque , et cependant les vases étrusques nous présentent le nom de Turms pour celui d’Hermès, nom dont il est formé par l’addition du T répondant à l’esprit rude ou doux*. Denys d’Halicarnasse admet que le nom de KiiJuV/.si , Camilli , était tiré de celui de Kâ5su)v5i, KiowXii, donné par les Curêtes et les