Uitt, eeel,, IW, II, c. xiii
LA PREMIÈIŒ HISTOIRE
lions inspirées par la haine de secte, doivent être examinées de très-près, avant d’être accueillies. El cependant sa sincérité lui fait reconnaître que ceux qui avaient adopté la doctrine du célèbre adversaire des apôtres, imitaient extérieurement la modestie et la pureté des fidèles. En parlant des Nicolaïtes, il avoue même que l’on a calomnié Nicolas* leur chef; mais, malgré ces aveux, il néglige de rechercher jusqu’à quel point des accusations du môme genre, dirigées contre les disciples de Simon, pouvaient être fondées. En sorte qu’il s’abstient de toute discussion, dès qu’une autorité orthodoxe ou qui lui paraît telle a prononcé. I! lui suffit qu’Irénée ait, dans un ouvrage où il puise largement, déversé toute sa colère contre les adhérents de Simon , pour qu’il ne veuille se renseigner qu’à cette source, touchant ce qu’il dira de l’hérésiarque. Il se montre pourtant moins sévère pour les hérésies qui se produisirent de son temps, telles que celle des Novatiens il incline môme vers l’arianisme; pourquoi? C’est qu’alors il juge par lui-même, et que son naturel le porte à la modération et à l’impartialité; il ne recourt plus à des témoignages passionnés que l’orthodoxie de leurs auteurs lui rend respectables.
Dans la recherche qu’il poursuit de la véritable doctrine apostolique, au lieu de partir de l’élude des premiers siècles pour redescendre jusqu’à son temps, il suit la marche inverse; il prétend discerner ce qu’on pourrait appeler V apostolicité d’une tradition, par sa