‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 173 sur 278 · Ilist. eccl., liv. II , c. xxv · texte numérisé non relu

Ilist. eccl., liv. II , c. xxv

3. C’eal ce que nous dit Socrate , Uisi. eccl,, lir. II , c. xxi.

DU CHBISTIANISME.

Ébionites*, circonstance à laquelle ceux-ci durent leur nom. On sait que les Ébionites, restés séparés des chrétiens du monde gréco-latin, professaient encore, au quatrième siècle, la doctrine chrétienne telle qu’elle se produisit d’abord chez les Juifs

Bien qu’Eusébe ait fait d’assez nombreux emprunts à Hégésippe, ces emprunts sont loin de former, dans leur ensemble, la dixième partie des T7:six'/Y;[AaTa qu’avait composés cet auteur. Ainsi l’évèque de Césarée a vraisemblablement passé sciemment sous silence la plupart des événements qui s’y trouvaient relatés, omission d'autant plus regrettable que la pénurie des détails pour l’époque dont traitait précisément le livre d’Hégésippe , est manifeste dans V Histoire ecclésiastique. C’est donc le défaut de confiance dans cet historien, la trop grande simplicité dont était empreint son récit, qui ont fait négliger à Eusèbe une source si précieuse. Cependant celui-ci vante la pureté de sa foi. Et en effet, le fragment du canon qu’a découvert Muratori et que Bunsen avec beaucoup de vraisemblance rapporte à Hégésippe, n’a rien que de fort orthodoxe, dans le sens où l’entend Eusèbe®; mais, à part cet éloge, l’évéque de Césarée n’en laisse pas moins percer les motifs qui l’ont décidé à négliger le plus souvent son témoignage. « Il cite, écrit Eusèbe,

Page 1