Viiy. Ilht, cccl., lili. IV, c, v cl xxii
1*. Ihiil., liv. 11 , c. XXIII.
a. l'iitirc (If sdim J:cii us; V, 7, 8.
■l. Ilixt. uil,, Ih. 1 , c. xxiii.
a consacrée. Et, en effet, celte épîlre où se trouvent mentionnées des traditions qui appartiennent aux livres réputés apocryphes porte également le cachet des idées éhionitcs. Eusôhe, ne voulant admettre que les témoignages qui lui paraissent exclusivement orthodoxes, en est réduit à ne presque rien rapporter des premières communautés chrétiennes. « Il n’est pas aisé de dire , écrit-il à propos des apôtres, ceux qui furent leurs véritables imitateurs et qu’ils jugèrent dignes de gouverner les Églises qu’ils avaient formées, à la réserve de quelques-uns dont Paul a rendu lui-méme témoignage dans ses Épîtres '. «
Nous nous expliquons donc pourquoi Eusèhe n’emprunte rien aux apôtres, c’est-à-dire aux livres que l’Église orthodoxe avait rejetés ; pourquoi entre ceux qu’elle adopta plus tard, il est enclin à écarter les écrits où percent des idées peu conformes aux traditions orthodoxes. C’est toujours le môme critérium. Si un livre est manifestement empreint de doctrines hérétiques, il doit être rejeté, il est apocryphe ; car les apocryphes sont, d’après ses propres paroles, des ouvrages qui contiennent des doctrines tout à fait contraires à celle des apôtres Si parfois Eusèhe s’appuie sur l’autorité d’écrivains païens ou juifs, ce n’est qu’autant que ceux-ci ne contredisent pas le témoignage des auteurs que leur orthodoxie rend pour lui inattaquables, et c’est précisément à ce titre qu’il rapporte des pages entières de Josèphe. « Voilà ce que dit Josèphe, écrit-il,