‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 179 sur 278 · Uuinart, Acia martyr, siiicer., p · texte numérisé non relu

Uuinart, Acia martyr, siiicer., p

3. Voy. mon Essai sur tes téyendes pieuses du moyen âge, p. 224 cl suiv.

4. l’rolcgom. in llomer,,{. I, n® 3G , p. CLXill. Hal. saxon., 1795.

nous a rapporté des glorieux combats des confesseurs de la foi montre qu’il ne cbercliait pas à y introduire cette critique que l’on rencontre parfois dans son Histoire ecclésiastique ; il ne joue, en les écrivant, le rôle que de simple collecteur. Sans doute il assure avoir été présent au martyre de ceux dont il rapporte l’histoire, mais on peut aisément s’apercevoir que son aflirmalion n’est pas exacte, puisqu’il n’a pu assister à la fois au martyre de saint Âlphée à Césarée et à celui de saint Romain à Antioche qui eurent lieu le même jour.

Nous retrouvons, d’ailleurs, dans les pièces auxquelles il se réfère, deux documents visiblement controuvés. C’est d’abord la lettre d’Abgare, roi d’Édessc, apportée par Ananias à Jésus-Christ ' ; c’est ensuite la prétendue proposition faite par Tibère au sénat romain de placer Jésus-Christ au nombre des dieux Le premier document , auquel l’adhésion d'Eusèbe fit prêter une grande faveur, et qui se rattache à une légende reproduite par Moïse de Khorène, rentre dans la catégorie de récits apocryphes sur Jésus-Christ qu’on donnait pour suppléments à l’Évangile. Eusèbe avait sans doute été dupe de quelque pièce forgée à dessein et insinuée dans les archives d’Édesse, où il l’avait rencontrée Le second document n’avait pas même été vu par Eusèbe, qui s’en réfère à Tertullien; or, dans son Apologétique , ce Père de l’Église n’apporte du fait qu’il relate aucune preuve.

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