Jbid-, liv. Il , c. II
3. Voy. ce que dit à ce giijel Neaiidcr, Allgemeine Geschischle der chrUtlichen Religion, 2* éd., t. I, p. 135, l3C.
Dü CHRISTIANISME.
Sans rejeter entièrement la première catégorie de documents que je viens de signaler, nous devons donc nous tenir fort en garde contre ce qui s’y trouve de contraire à la vraisemblance. Voici maintenant la liste de ceux qu’Eusèbe a cités ; la Lettre d’Abgare, que j’ai rappelée tout à l’heure; celles de Dcnys, évôque de Corintlie; celles de Polycarpe, évéque d’Épbèse ; celles d’Ignace, prélat d’Antioche; les Actes du martyre de Polycarpe; ceux des martyrs de Lyon et de la Gaule, sous forme de lettres; la lettre de Sérapion, évéque d’Antioche; celle d’Alexandre, évéque de Cappadoce, puis de Jérusalem; les Actes du concile tenu contre Bérylle; la Lettre de Corneille, évéque de Rome; les Lettres de Denys le Grand, évéque d’Alexandrie ‘, les plus dignes de foi entre toutes celles qu’a produites l’évéque de Césarée ; celle de Philéas; les Lettres écrites touchant la controverse relativement à la célébration de Pâques; la Lettre du concile contre Paul de Saniosate; la Lettre de Sahinus, préfet du prétoire. Le contenu de ces trois dernières lettres, appartenant à une époque presque contemporaine d’Eusèbe, est conlirrné par d’autres témoignages et mérite conséquemment plus de créance; enfin, les Lettres des empereurs, depuis Hadrien jusqu’à Constantin, touchant les Chrétiens, documents qui paraissent, au moins pour le fond, d’une parfaite exactitude, et que le caractère auguste dont elles étaient revêtues devait d’ailleurs mettre à l’abri des altérations. Nous pouvons vérifier la sincérité des citations empruntées par Eusèbe à ces