Ilist, eccL, liv. VII, r.. xxv
lettres, en rapprochant ce qu’il dit des instructions données par Trajan à Pline le Jeune ‘ ; car nous possédons les lettres de Pline, et celle notamment à laquelle l’évCque de Gésarée fait allusion. Il est vrai que cet auteur ne reproduit pas les paroles de Trajan d’après une copie authentique de l’original, mais d’après l’^ljoologétiqm de Tertullicn.
On peut dire, en général, que pour le fond, les documents les plus récents d’entre ceux qui sont énumérés ci-dessus, à savoir ceux qui datent du second et du troisième siècles, doivent inspirer toute confiance, puisque, à dater de cette époque, la société chrétienne eut des traditions suivies et les communautés des archives. Il suffit, en les consultant, de faire la part de l’exagération et de l’enthousiasme; le plus grand nombre des faits n’a pu être inventé, et la fraude et l’altération y constituent non pas la règle, mais l’exception.
Passons maintenant à la seconde classe de monuments invoqués par l’évéque de Gésarée.
Les ouvrages des Pères de l’Église des premiers siècles sont sans contredit la source la plus pure à laquelle il ait puisé. Nous possédons encore bon nombre des ouvrages qu’Eusèbe a mis à contribution, et l’on a pu ainsi s’assurer de l’exactitude de ce qu’il en dit, des citations qu’il leur emprunte. D’autre part, ces livres, par l’enchaînement existant entre leurs différentes parties, par l’unité de doctrine qui y règne, ne se prêtaient guère aux altérations. Yenait-il à s’y glisser quelques interpolations, l’opposition où se trou-