IlUt. ccd., liv. 111, c. wxiii
DU CHRISTIANISME
vait le passage introduit avec le fond du texte mettait généralement la fraude en évidence. C’est ainsi que le fameux passage de Josèphe sur Jésus-Christ, auquel rien ne se réfère dans le reste de ses écrits, qui est en contradiction si formelle avec l’esprit de l’auteur, a été reconnu par tous les critiques pour une interpolation de quelques copistes chrétiens.
Josèphe, Philon, Clément d’Alexandrie, Tertullien, ont servi de guides à Eusèhe pour les trois premiers livres de son Uistoire ecclésiastique. Hormis la substitution de l’ange au hibou dans le passage de Josèphe rappelé plus haut, et la mauvaise interprétation de ce que dit Philon au sujet des Thérapeutes ', donnés dans Yllistoire ecclésiastique comme des solitaires chrétiens, on doit reconnaître que les citations d’Eusèbe sont exactes. Pour la rédaction des livres iv et v, Eusèhe a fait usage de Justin le martyr et d’Irénée. Il cite aussi ^ plusieurs autres écrivains tels qu’Héraclite, Maxime, Candide, Appion, Sixte, Arabien, dont il avait lu les livres de controverse, mais dans lesquels il aurait plus puisé pour l’histoire de l’Église, si les préventions que lui inspirait l’hétérodoxie des successeurs immédiats des apôtres, ne lui avaient fait négliger le plus souvent leurs témoignages. C’est notamment ce qui a lieu pour Papias, disciple de Jean et compagnon de Polycarpe Eusèhe cherche à établir que le Jean dont Papias se dit disciple n’était pas"! l’apôtre, que c’était un autre fidèle du même nom, le prêtre d’une