Il il., liv. III , c. XXXIX
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communauté chrétienne , et il n’est pas éloigné de penser que c’est à cet autre Jean qu’il faut attribuer l’Apocalypse C’est qu’il saisit entre ce livre et les idées de Papias une certaine analogie qui lui rend suspect l’écrit portant le nom de l’apôtre. Aussi se plaît-il à rapporter les paroles de Denys, évôque d’Alexandrie où sont consignées les objections qu’élevaient bon nombre de chrétiens contre l’Apocalypse. Non-seulement il y avait des fidèles qui déniaient absolument que ce livre fût de Jean, mais ils soutenaient qu’il émanait des hérétiques, que c’était une invention de Cérintbe. Origône et Denys, évôque d’Alexandrie, sont ses principales autorités pour les vP et va® livres. Il n’est pas vraisemblable que l’erreur que commet Eusèbe, en confondant Novat et Novatien, doive être imputée à Denys, et il est plus naturel de croire qu’elle est de son fait Mais ce n’est là qu’une inadvertance.
Il est à regretter que l’ignorance où était Eusèbe de la langue latine lui ait fait négliger les nombreux documents que lui fournissait l’Église d’Occident. Ainsi il ne parle nulle part de Minucius Félix, d’Arnobe, de Lactance, et il ne citeïertullien que parce qu’il possédait une version grecque de son Apologétique Cette impossibilité où il se trouvait de confronter les documents latins et les écrits grecs, l’a empêché de donner à son Histoire des développements suffisants pour ce qui touche aux progrès de la foi en Italie et en Afrique.