‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 184 sur 278 · Ibid., liv. II , c. XI · texte numérisé non relu

Ibid., liv. II , c. XI

DU CHlilSTIANISMK.

Il enregistre sans doute la suite des évéques de Rome, comme celle des évôques de Jérusalem , mais il ne donne sur les premiers presque aucun détail, et quand Eusèbe est arrivé à Galliste, que l’auteur des Philosophumena nous apprend avoir encouru, par ses opinions hérétiques, la haine des orthodoxes, il ne fait aucune réflexion *.

Outre les auteurs qui paraissent avoir été ses guides habituels, Eusèbe en cite un grand nombre d’autres; je dois rappeler les noms des principaux ; leur histoire intéresse vivement les origines du christianisme ; car c’est souvent aux citations seules d’Eusèbe que se réduit ce que nous en savons.

Jules Africain que l’évéque de Césarée mentionne avec éloge, lui fut d’un puissant secours pour la composition de sa Préparation et de sa Démonstration évangélique, aussi bien que pour la rédaction de sa Chronique. Mais le caractère d’abrégé qu’avait l’ouvrage de Jules Africain, à partir de la naissance du Sauveur, s’oppose à ce qu’on admette qu’Eusèbe y ait beaucoup puisé pour son Histoire ecclésiastique. Il est d’ailleurs à noter que ce n’est pas à la Chronique de Jules Africain, mais à une lettre écrite par celui-ci touchant la concordance des deux généalogies du Christ, que le fragment donné par Eusèbe est emprunté,

Papias, évêque d’Hiérapolis, dont il a été déjà question plus haut, aurait pu fournir de bien précieux renseignements. Les objections que présente Denys d’A-

1. Yoy. les curieux détails fournis sur l'hérésie de ce liupc, dans Origeu. Philosophum., IX, xi , p, 434, ed. Cruice.

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