‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 186 sur 278 · Voy. Iliei’onyn)., Epistol. XXVII · texte numérisé non relu

Voy. Iliei’onyn)., Epistol. XXVII

DU CHRISTIANISME

apostolique Les paroles tirées du huitième livre de ses 'VzsiAVYjiJ.ata , que rapporte Étienne Gobar^, confirment, par leur air d’hétérodoxie, cette supposition.

Caïus prêtre romain, a fourni à Eusèbe quelques renseignements sur l’hérésie de Cérinthe. La vivacité, la passion, apportées par les écrivains ecclésiastiques et par S. Irénée lui-même dans l’appréciation du caractère et des principes des hérétiques , doit nous rendre fort circonspects à l’égard de ce que l’évêque de Césarée nous en dit. Il est clair que les gnostiques devaient inspirer aux orthodoxes une aversion profonde , à raison du mélange qu’ils faisaient d’idées chrétiennes, de traditions polythéistes et de rêveries empruntées aux religions de l’Égypte et de l’Orient. L’ouvrage que nous possédons d’un des plus célèbres gnostiques, la Pistis Sophia *, justifie les condamnations lancées par les docteurs de l’Église et prouve aussi bien que les passages qui les concernent, dans le traité des Philosophumena qu’ils avaient recours à une foule d’écrits

1. Pholius l’appelle ipy.aîo; Tt àvïip x«i àjtoirroXixo; , et S, Jérôme le du : Viciiius temporum apostolicorum. Catalog,, c. xxii.

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