‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 187 sur 278 · Uist. eccL, liv. Il, c. xxv, liv. lit, c. xxviii · texte numérisé non relu

Uist. eccL, liv. Il, c. xxv, liv. lit, c. xxviii

4. Voy. Pislis sophia , opiis gnosticum Valentino adjudicatum e codice tnanuscriplo coptico Loudin, descrips. et latine vertit, M. G. Scliwarlze, ed. J. H. Pclermann (Berlin, 1861, in-8°), le fragment de Valentin donné dans Bunsen, Christianity and Mankind, t. V, p. 79 et suiv., et le fragment de Basilides , Bunsen , ibid., p. 57.

5. Voy. Origenis Philosophumena sive omnium hœresium refutatio, ed. Em. Miller. (Oxon., 1851.)— Philosophumena sive omnium hœresium confutatio, opus Origeni adscriptum, ed. P, Cruice. (Paris, 1 860.) — Ilippolyti librorum deeem refutationis omnium hœresiurp proœmium et peroratio, ap. Bunsen, Christianity and Mankind, I, V, p. 341 et suiv.

Itt

L\ l'REMIÈRE HISTOIRE

supposés et d’ouvrages ridicules. Mais le retour aux anciennes croyances païennes était si naturel chez des âmes qui en étaient entourées, qu’on n’a pas besoin de noircir le caractère moral des gnosticjues, pour s’expliquer l’usage inconsidéré qu’ils faisaient de l’Évangile au prolit de leurs spéculations. Donc si le témoignage des Chrétiens instruits est parfaitement acceptable quant à ce qui concerne les doctrines gnostiques, on ne saurait y avoir autant de confiance pour ce qui est du jugement porté sur les mœurs de ceux qui les professaient.

L’apologie de Quadratus pour la religion chrétienne, que nous ne connaissons que par un passage que lui emprunte l’évéque de Césarée *, ne devait, comme la plupart des traités portant ce litre, renfermer que peu de détails historiques; le côté dogmatique y occupait certainement la plus grande place ; et c’est là ce qui explique pourquoi nous ne voyons pas cité ailleurs l’écrit de Quadratus, bien qu’il fût un des plus anciens monuments de la théologie chrétienne.

Ariston de Pella qui est vraisemblablem'ent l’auteur du livre intitulé : Dispute de Jason et de Papiscus est un des écrivains chrétiens les plus rapprochés des temps apostoliques auxquels Eusèbe se soit référé. Malheureusement celui-ci n’indique pas auquel de ses ouvrages il avait emprunté ce qu’il rapporte du siège de Béthora. Ariston était, comme Hégésippe, sorti de la nation juive, et il paraît, d’après

Page 1