Clem. Rom., Episto/. II
3. Cet évangile , ainsi que l’a fait voir de Wetle {Lehrbuch der historisch-kriiischen Einleitung in die kaiwnischen Bûcher des Neuen Testaments, § C9, 4« éd.), d’après les fragments qui nous en sont restés, avait une étroite parenté avec celui des Ébionites et appartient par conséquent à l’école des chrétiens-juifs. Clément a donc pu en faire usage.
4. Agrippa vir valde doctus. Catalog., c. x\i. Cf. Crabe, Spiciley. SS. J’atrum, t. II, p. 127.
DU CHRISTIANISME
silide Apollonius® qui avait combattu les Cataphrygiens, etRhodon® qui avait écrit contre Marcien *, ont tous trois fourni à l’évêque de Césarée ce qu’il dit de ces hérétiques; mais je ne puis que répéter ici ce que j’ai déjà fait observer plus haut : à savoir, que des livres de polémique sont des autorités dangereuses pour apprécier avec impartialité ceux qui y sont condamnés sans avoir été entendus.
Eusôbe s’est encore appuyé de l’autorité de quelques autres docteurs chrétiens tels que Tatien, Théophile d’Antioche \ Méliton évêque de Sardes®, Sérapion évêque d’Antioche et Aiiatolius®. Les trois premiers sont des autorités sérieuses, et les lumières dont ils ont fait preuve, soit dans les écrits que nous avons conservés d’eux, soit dans ceux qui sont perdus, mais que nous pouvons apprécier d’après des témoignages dignes de foi®, nous offrent une garantie suflîsante de la sincérité de leurs paroles, bien qu’on doive toujours faire la part des idées de leur temps et de la tendance tout apologétique qui les dominait.
1 . Ilist. ecc/., liv. V, c. vu. Cf. Roulti , Retiqiiiœ sacrœ, ed. altéra, t. I , p. 85.