ic/., liv. VII , xxxvii
9. Voy. les fragments publiés dans M. J. Routli, Reliquiœ sacrœ ,
edit. altéra , t. I , p. 1 1 5 cl suiv., et le fragment de l’apologie adressée par Méliton à l’empereur Marc-Aurèle, traduit sur le texte syriaque par M. E. Renan, et publié dans Pitra, Spicilegium Solesmeiue, t. II. (l'ari.^, IS55.) O
La fameuse letlre de Pline le Jeune à Trajan ‘ est avec quelitues faits indiqués vaguement comme tirés des auteurs profanes^, le seul témoignage qu'Eusèbe puise chez les païens. En cela il est fidèle à ses habitudes de ne se fier qu’aux hommes de sa foi.
Les traditions orales que notre historien a mises à profit pour la rédaction de son livre, sont peu nomlireuses; il est d’ailleurs difiicile de toujours distinguer les faits que cette source lui a fournis. Les expressions : acyî; iyei, w; ï) r.xpiizzi: ze^iiyzi indiquent ce qu’il emprunte à ces traditions. En général, la grande sobriété qu’il apporte à leS mentionner témoigne du désir qu’il a de ne rien avancer que d’exact sur les premiers temps apostoliques auxquels ils se rapportent. Peut-être aussi la raison pour laquelle je soupçonne qu’Eusèbe fit peu d’emprunts à Ilégésippe et à Âriston, lui a-t-elle fait négliger des récits qui eussent été bien précieux pour nous, puisqu’ils jetteraient quelque jour sur les origines si obscures des premières communautés chrétiennes; le grand nombre de traditions entachées d’idées hétérodoxes, de fables absurdes, dont ils étaient semés, a-t-il conduit Eusèbe à les repousser; et cette circonstance expliquerait pourquoi c’est dans les livres apocryphes, c’est-à-dire dans ceux des hérétiques, que nous les retrouvons aujourd’hui L Au moyen âge, on n’y regarda pas de si près. Ces traditions pénétrèrent
1. Hist, eccl., liv. llIjC.xxxiii. Cf. Crabe, .S/jici/eÿ., t. II, p. 125.