‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 194 sur 278 · Voy. Tischendorf, Evangelia apocrypha · texte numérisé non relu

Voy. Tischendorf, Evangelia apocrypha

2. Joannis Apottoli de transitu beatœ Mariai Virginie liber, cd. et inlcrp. Max. Enger, p. 23. (Elberleld, 1854.)

DE NICODÊME.

par Jésus, dénote, d’après des raisons que l’on trouvera développées dans cet ouvrage une date postérieure d’au moins un siècle à Origène, et se rapporte au plus haut au quatrième siècle.

Les noms de Dismas ou Démas et de Gestas, donnés au bon et au mauvais larron ne se rencontrent chez aucun Père des six premiers siècles

Thilo, M, Tischendorf et plusieurs autres critiques ont pensé que le rédacteur de la première partie de V Évangile de Nicodême était un juif converti. Ce qui vient à l’appui de leur opinion, c’est que l’auteur anonyme invoque le témoignage des prêtres juifs, pour établir la divinité de Jésus-Christ. Ajoutons avec M. Tischendorf, que le style justifie cette conjecture. Quoi qu’il en soit les documents manquant pour assigner d’une manière précise la date de la première partie de V Evangile de Nicodême, cherchons celle de la seconde et à quelle époque les deux ouvrages ont pu être réunis en un seul.

Cette seconde partie, àl’exception d’un petit nombre de passages tirés de \' Ancien et du Nouveau Testament, intercalés par le faussaire dans la relation des deux prétendus ressuscités, est presque entièrement étrangère aux traditions évangéliques.

La légende de Seth et de l’huile de la miséricorde, à laquelle se rapporte un des épisodes, est tirée d’une

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