‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 195 sur 278 · Voy. plus loin ce que je dis de la Véronique · texte numérisé non relu

Voy. plus loin ce que je dis de la Véronique

2. G. IX et X. Cf. Pseudo-Ambros. Serm. XLYI in Append, Oper., ed. Benedict., p. 45i.

3. G. IX et X, p. 580 et suir., éd. Thiio. Cf. Holanus, De His~ toria SS. imaginutn et pictur., lib. IV, c. ix.

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source rabbinique et ferait aussi croire avec Thilo qu’elle a pour auteur un juif. Mais, comme cette légende avait cours parmi les chrétiens, au moyen âge on ne saurait affirmer qu’elle ne fût pas déjà connue, dès les premiers siècles. C’est d’ailleurs presque le seul trait réellement juif qu’on rencontre dans le récit. Les noms de Lucius et de Carinus donnés aux fils de Siméon, dans la bouche desquels est placée la relation fabuleuse de la résurrection du Christ et de sa descente aux enfers, décèlent la trace d’une légende latine. On s’aperçoit là de l’ignorance d’un néophyte de l’Occident qui a imposé à des Hébreux des noms tirés de sa langue ®. Un Juif n’aurait certainement pas donné de pareils noms aux enfants de Siméon ; un Grec leur en eût au moins attribué de tirés de sa propre langue. Le faussaire, qu’il ait été juif ou hellène , n’a donc pu inventer les noms en question, et cette remarque me con-

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