‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 197 sur 278 · Homil, de coemet. et cruce, Oper., t. II, p · texte numérisé non relu

Homil, de coemet. et cruce, Oper., t. II, p

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DE NICOI ÊME.

de l’enfer furent éclairées » Cette image tout allégorique, où Jésus est comparé au soleil descendant dans les enfers pour en dissiper les ténèbres, se présente souvent dans les écrits des philosophes néoplatoniciens. Proclus, dans son hymne aux. Muses se sert d’une comparaison semblable, qu’il adresse à ces déesses et qu’on aurait pu tout aussi bien appliquer au Christ : « Répandez, dit-il, la lumière pure en mon esprit, dissipez-en les ténèbres ; que je puisse connaître le Dieu immortel et la nature de l’homme; que, plongé dans les ondes de l’oubli, je ne sois pas tenu par le démon loin des bienheureu.x. » Mais Synésius, qui a associé dans ses hymnes les idées gnostiques et alexandrines aux croyances chrétiennes, nous fournit un rapprochement plus frappant. Il appelle le Fils le type sensible du soleil intellectuel, uîcv vespsu tOttsv a?a0ï)-:6v ®. Il le fait sortir de l’enfer comme un astre sort des ténèbres nocturnes, précédé de la lune, la souveraine des nuits, marchant sur la trace lumineuse du soleil, au milieu d’un éther serein qui retenti t d’une septuple harmonie *. On sent dans ce curieux passage l’influence des doctrines égyptiennes. Le triomphe de Jésus sortant de l’Hadès rappelle ce mythe ingénieux de l’Égypte qui peignait le soleil triomphant sortant de l’hémisphère inférieur, de \'A?7ienti , dans lequel il s’était plongé : expression allégorique du phénomène journalier que nous offre l’astre autour duquel nous gravitons. Le

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