‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 2 sur 278 · I-KÉFACK · texte numérisé non relu

I-KÉFACK

vons la dôconverto d’une foule de phénomènes longtemps ignorés on méconnus. Les sciences historiques ne sont entrées que plus tard dans cette voie rationnelle à laquelle elles doivent précisément la certitude ou du moins la haute probabilité de leurs résultats. Pendant bien des siècles l’homme n’avait regardé les faits historiques, pour ainsi dire, qu’à la surface; il enregistrait les témoignages, recueillait les traditions, et de cet ensemble de notions composait des récits qui étaient pour lui l’expression positive des faits. S’il cherchait à apprécier les événements et les choses, il le faisait au point de vue de ses propres croyances, de ses préjugés, de ses passions. 11 ne cherchait pas par la comparaison d’un grand nombre de faits, l’étude de tous les monuments d’une époque, à se représenter le génie d’un peuple, la nature de ses idées, de ses tendances et de ses préoccupations, de façon à pouvoir juger, en tenant compte du milieu, l’historien ou le témoignage. Il prenait le dire des générations précédentes, la manifestation écrite ou figurée de leur pensée pour une réalité indiscutable et formait ses appréciations en conséquence. Les sciences historiques en étaient alors à cette période où fut longtemps la physique, quand elle ne voyait que les phénomènes et ne savait point arriver à leurs causes ; elles confondaient l’apparence avec le fait réel, et ne soupçonnaient pas plus dans les témoignages d’illusions et d’erreurs, que les premiers observateurs de la nature n’en soupçonnèrent dans les impressions produites sur

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