Adv. Hœrea. II t. 11, ui, p. 775 A, ed. Petau
DE NICODÊME.
sapientiœ, illuminabat infernum, sed infemo non claudebatur Saint Âmphiloque dit aussi ; Ilapi toÏç
vsxpsfç 'AÂxiù TOU ôaviTOu Ta Seopiâ 8taXûü)'< xa't çcjtoç Tbv ^5t]v '!;Ar,pwv L’idée de cette illumination spiri-
tuelle donnée comme un fait matériel par notre faussaire, était née de l’opinion, généralement répandue, que le Sauveur avait été évangéliser les patriarches qui attendaient son arrivée dans les limbes*. C’est ce que montre avec évidence le passage suivant de Théodote, qui écrivait à la fin du deuxième ou au troisième siècle de notre ère : "OOsv àvasTàç b Kûpisç eùr,YYïî't5ato Toù; oixai'su; toù; àv ty) àvaTraûo't xal pLâTÉSTTjOsv auTSuç xal ia£TéôïiX£v, xai -ivTs; h tt, oxia aÙTOu î^ifjaovTai • ffxià ^ip TÎjç Toü SwTŸips? Tfjçzapà tü llaTpi, f, lîapouotatj èvTaüÔa • çiüTbçSe oxià où ox6toç, oCtXx çuTtop-bç èori *.
Nous retrouvons aussi dans Synésius les principaux traits du tableau qui est retracé dans le pseudo-évangile. L’évêque de Ptolémaïs, dans l’hymne citée plus haut et où se laissent apercevoir des réminiscences égyptiennes, nous parle de la frayeur de Hadès; il place auprès de lui le chien vorace. Cerbère, qui rappelle le monstre gardien de l’Amenti.
«Tu es descendu, dit-il, vers les sombres rives, aux
1. De Incarnat. Domini, cap. v, §41, t. IV, p. 143. Oper., é(l. Besanc. 1751.
2. Orat, VII in diem sancti sabbati. Oper., edit. Paris,, 1645, p. 86 C.
3. C’est à cette croyance que Tait allusion la première épitre de saint Pierre (iii , 19) : Èv m xal roi; h fuXocx^ 'Trttûp.aei ic&f>su6(l; jxïipuÇtv.
4. Except. Theodot. ex script. Epitom., c. xviii, ap. S. Clem. Alex. Oper., ed. Potter, l. li, p. 973.
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lieux où la mort retenait enchaînées des milliers d'àmes. Alors l’antique souverain de l’enfer frissonna d’horreur et le chien vorace s’éloigna du seuil. KaTa6àç 8’ uzb Tâp-capa — c6i jjiupîa — Giva-coç vIpÆv lOvsa
— d>p(Çev ae •j'épwv -zà'.z — ’AiSaç 6 TaXaiYev);?, — Kat Xao6époç x6ü)v — 'K'ityizca.-i PïjXou. »
Dans V Evangile de Nicodême. Adam est à la tête de patriarches que Jésus vient retirer des enfers. Saint Éphrem et plusieurs autres auteurs ecclésiastiques citent de même le père du genre humain comme le premier que le Sauveur ait arraché des chaînes du démon ‘. C’était là une idée qui remontait au moins au troisième siècle de la foi, puisque nous apprenons par Tertullien ’ que Marcion l’avait combattue.
Saint Cyrille de Jérusalem d’accord avec notre faussaire, fait intervenir dans son tableau de la descente aux enfers, le bon larron que le Christ en arrache pour le conduire dans le paradis : 'OzYjvlxa p-kv elq -roù; y.ata- XÔovlouç àçixveî'co -r6::ou; , èv xaùxw Sk xa'i xou XTjOTOu «}*uxt)v a’j6ïip.£pcv ewŸjYev eîç xbv irapiSeiosv*.
Dans le pseudo-évangile, l’enfer, Hadès, est devenu un être réel, distinct de Satan : le traducteur latin a joint à cette personnification celle de la mort. C’est encore là un indice de la manière dont a été fabriqué l’apocryphe. Le procédé a consisté à attribuer un sens littéral aux expressions métaphoriques employées
1. Serm, in S. Parascev. Oper., ed. Rom., 1743, l. III, p. 472,