‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 206 sur 278 · Catech. JiF, 31, Cf. Catech.T · texte numérisé non relu

Catech. JiF, 31, Cf. Catech.T

DE NICODÊME.

dans le style de la chaire chrétienne. Les Pères prêtent fréquemment à la Mort et à l’Enfer une personnalité allégorique, et cela, précisément quand ils parlent de la descente de Jésus aux enfers. Saint Épiphane fait, comme notre pseudo-évangile, intervenir la Mort (0âvaTo;) et le prince des enfers : "Iva xa'i "à xa~à 'toj àSsu

èv tSéa TOU àvOpwxou xpbç t'ov (5î5-<]v • îva 5 apym b 'ASy;;, xa'i b ©âvaxoç âvôpwTCOv ôsAïQoaç , xaxà o^vctav

dtYvoûv xTjV èv xY] t];ux^ x^ à'({a, ôséxvjxt , xai pwiXXov aùxbv xbv xal xbv ©àvaxov xaxaXuOTjvai *. Les orateurs chrétiens font sans cesse usage de cette expression : Dieu nous a délivrés de la puissance du Diable et de la Mort, ou de l'Enfer et de la Mort Un interprète ignorant a pu voir là la preuve que le Diable, l’Enfer, la Mort étaient des personnes réelles habitant les ténèbres du Schéol. D’ailleurs quelques Pères en étaient arrivés à personnifier tout à fait l’enfer et la mort. Saint Clément d’Alexandrie s’appuyant sur un passage du livre de Job, fait parler l’Enfer qui s’adresse à la Perdition : ^ ’AxwXïîa Eusèbe

d’Émôse, évêque d’Alexandrie *, qui paraît avoir vécu au quatrième siècle , établit dans un de ses sermons un dialogue entre le Diable (AtiêoXoç) et l’En-

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