‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 210 sur 278 · Cod. pieudep. Novi Testamenti , éd. Tliilo, p · texte numérisé non relu

Cod. pieudep. Novi Testamenti , éd. Tliilo, p

l’évangile

et tomber à la renverse dans les bourbiers, et voilà que cet homme venu je ne sais d’où et prenant le contre-pied de ce que je fais, leur rend le jour par ses paroles. Il ordonne à un aveugle-né de se laver les yeux avec de la boue et de l’eau de la fontaine de Siloé, et cet aveugle retrouve soudain la vue. Et ne sachant en quel autre lieu me retirer, je pris avec moi mes serviteurs et je m’éloignai de lui (Jésus) et ayant rencontré un beau jeune homme, j’entrai en lui et je fis ma demeure de son corps. J’ignore comment Jésus vint à le savoir; mais il arriva où j’étais et m’intima l’ordre de sortir. Et étant sorti et ne sachant où me rendre, je lui demandai la permission d’entrer dans des pourceaux, ce que je fis, et je les étranglai ‘. » Je m’arrête ici : le Diable continue d’exposer les miracles de Jésus qui lui ont causé le tort dont il se plaint; il ne fait que développer les paroles plus concises du pseudoévangile.

Hadès est moins présomptueux, moins incrédule que Satan ; voici ce qu’il lui répond, dans notre apocryphe : « Quel est donc cet être tout-puissant qui peut accomplir de si grandes choses par sa seule parole? Veux-tu donc lutter contre un semblable adversaire? Je crois que nul ne pourra résister à un être si puissant. Et pour ce que lu rapportes que tu as entendu qu’il craint la mort, sache qu’il dit cela pour se jouer et se moquer de toi, afin de te saisir de sa main puissante. Et malheur, malheur à loi à jamais {dq Tbv dma -rbv Sxav-ca) » Dans Eusèbe d’Émèse, Hadès tient le même lan-

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