Thilo, p. 706, et Tiscliendorf, p
DE NICODÊME.
gage et répond à Satan qui se fonde sur les paroles qu’il a entendu prononcer à Jésus, pour soutenir son humanité : « Il ne dit cela que pour que tu tombes devant lui et qu’il t’arrive pis. Malheur, malheur à toi, infortuné ‘ ! Il ne profère ces paroles que pour se jouer de toi. Éloigne-toi de lui et ne cherche pas à lui faire la guerre » Satan repartit à son tour, dans le pseudoévangile : «Vorace et insatiable Hadès, ce que tu as entendu dire sur notre ennemi commun, t’a-t-il donc tant effrayé? mais moi je n’ai pas peur, et, à mon instigation, les Juifs l’ont crucifié et ils lui ont donné à boire du fiel mélé à du vinaigre, » et, développant cette idée, la version latine ajoute : Lanceam exacui ad percussionem ejus^ fel et acetum miscui dare ei potum, et lignum prœparavi ad crucifigendtim eum et acxdeos ad configendum, et in proximo est ejus mors, ut perducam eum ad te subjectum tibi et mihi^. Dans Euscbe, Satan dit, en commençant le discours que j’ai rapporté plus haut ; « Voilà que j’ai tramé sa mort ; j’ai préparé les clous, j’ai aiguisé la lance, j’ai mélé le vinaigre et le fiel, etc. *. » Hadès, dans le pseudo-évangile, demande si ce Jésus est celui qui a ressuscité Lazare Dans Eusèbe®, Hadès fait la
1 . Il y a dans Eusèbe : Kal vjxi aot toTOu, dlfiXit (p. 702 , Mai), et dans le pseudo-évangile : Kat eùal, èuxt oct li; rôv aim* tov âiravra,