‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 215 sur 278 · Ibid., can. LXir,p · texte numérisé non relu

Ibid., can. LXir,p

l’évangilk

Un livre dû au génie diiclirislianismeorienlal, \ Apocalypse, va nous offrir l'allégorie avec des traits encore plus prononcés peut-être que saint Éphrem. La Mort et l’Enfer, ©dr/aTcç et "\3ïiç, ont pris non-seulement une existence individuelle, un corps, mais des attributs ; ils agissent et parlent comme des humains : « En même temps je vis venir un cheval pâle, et celui qui le montait s’appelait la Mort (©avais;), et l’Enfer le

suivait. Et le pouvoir lui fut donné sur les quatre parties de la terre pour y faire mourir les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité et par les bêtes terrestres »

En un autre passage du môme écrit, il est dit que la Mort et l’Enfer furent jetés dans un étang de feu

Dans les ouvrages gnostiques, où les croyances chrétiennes s’associent aux mythes de l’Égypte, l’allégorie a totalement disparu pour faire place à la réalité.

Une relation copte, vraisemblablement imitée du grec, de la mort de Joseph de Nazareth, place dans la bouche de Jésus-Christ les paroles suivantes empreintes de l’anthropomorphisme le plus caractérisé : « Dès que la Mort eut été témoin de la manière sévère dont j’avais traité les puissances des ténèbres qui formaient le cortège; dès qu’elle eut vu que je les avais mises en fuite , et qu’aucune d’elles n’était restée près de mon père Joseph, saisie de crainte à son tour, elle s’enfuit et alla chercher un asile derrière la porte » Plus loin il est

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