‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 216 sur 278 · Éd. Üulaurier, Fragments traduits du copte, p · texte numérisé non relu

Éd. Üulaurier, Fragments traduits du copte, p

DE NICODÊME.

dit : « Quant à la Mort, la crainte ne lui avait pas permis d’entrer pour se placer sur le corps de mon père Joseph et pour opérer la fatale séparation, parce qu’en dirigeant ses regards dans l’intérieur de la maison, elle m’avait aperçu assis auprès de sa tête et incliné sur ses tempes. Dès que je vis qu’elle hésitait à entrer, par suite de la frayeur que je lui inspirais, je franchis le seuil de la porte et je la trouvai là seule et toute tremblante. Alors m’adressant à elle : O toi , lui dis-je, qui es accourue des parties méridionales, entre promptement et accomplis les ordres que t’a donnés mon Père; aie le même soin surtout de mon père Joseph, que tu aurais pour la lumière qui éclaire tes yeux, car c’est à lui que je dois la vie suivant la chair, etc. *. »

Ce langage , ce style nous reportent à notre pseudoévangile. On y sent l’imagination orientale qui per- * sonni'ie les idées abstraites et prête ensuite à ces personnifications des actes et une histoire. Dans un aut' e écrit sorti de la même école, les Actes de saint A’idré et de saint Paul dont Zoëga a publié des fragments se trouve une relation de la descente de Jésus aux enfers qui rappelle aussi beaucoup celle de V Evangile ce Nicodéme.

C(;S divers rapprochements sont très-significatifs ; ils nous montrent que c’était dans les écrits des Pères et des écrivains chrétiens orthodoxes ou gnostiques des troisième, quatrième et cinquième siècles, que l’au-

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