Socrat., Hist, eccl,, lib. 11, c. xxx
bE NICODÊME.
la croyance que les démons avaient été vivement effrayés de l’arrivée du Sauveur ; 01 -uAu)p;i ioîv-î;
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Ces derniers mots sont Irés-remarquables, car ils annoncent déjù chez les Ariens la tendance si hautement manifestée dans notre Évangile, à interpréter à la lettre le langage figuré que les orateurs ecclésiastiques tenaient sur la descente aux enfers.
Ainsi, à la fin du quatrième siècle, il devait courir quelques légendes, quelques fahles relatives à la frayeur que les démons avaient épi'ouvéc lors de la venue du Sauveur, légendes auxquelles le symbole de Sirmium fait probablement allusion. Noti-e faussaire y a pu puiser la première idée de son mensonge.
L’hérésie des Apollinaristes doits’ôtre éteinte dans le premier quart du cinquième siècle, peu d’annéesaprès la mort de leur chef, dont le crédit seul faisait toute la force. C’est donc peu avant cette époque que je suis conduit à placer la rédaction de la seconde partie de notre pseudo-évangile. Afin de lui donner davantage le caractère d’une œuvre ancienne, le faussaire l’aura rattaché aux Gesta Pilati, qui trouvaient grande faveur chez les crédules chrétiens, et voilà comment prit vraisemblablement naissance le livre que plus tard on baptisa du nom tï Evangile de Nicodème.
La date à laquelle j’ai été amené, comme on le voit, par deux ordres de considérations fort distincts, reçoit encore une nouvelle confirmation de la préface écrite par celui qui avait remanié les Gesta Pilati, pour les