S. Iren., o. c., lib. 1, c. xxx , p. 109, éd. Hassuet
giné une pentade de ces Prounices auxquelles ils donnaient les noms de Carpistès, Horolhètes, Charisterios, Aplitos et Mélagogeus ‘ , nées de la conjonction des personnes de l’ogdoade entre elles, et auxquelles ils attribuaient les deux sexes,
Ces Prounices sont des Éons inférieurs qui ne font que déployer les attributs et réfléchir les images des Éons supérieurs ; ils sont issus de la sagesse, Sophia, qui partage avec eux le nom de Prounicos.
Les Valentiniens, de même que les Barbeloniles et les Ophites, avaient imaginé sur cette sagesse un mythe, reflet de la théorie psychogonique de certains Alexandrins* et dont le fond était sa chute, sa précipitation dans le chaos.
Mais pourquoi les Gnostiques avaient-ils donné le nom de Prounice à la Sophia, c’est ce qui me reste à rechercher. Saint Épiphane, qui nous a déjà fourni de si précieux renseignements, va nous en donner la raison. Voici ce que nous lisons dans son chapitre consacré à combattre les erreurs des Nicolaïtes avec lesquels il confond les Barbeloniles, dont les idées offraient en effet avec les leurs une assez grande analogie
1. s. Epiphan., Adv. Hceres., 1, f. II, c. xxu, j'. 171, (îil. Petau.
2. Le« Ophites, d'après le passage de S. Irénée cité ci-dessus, faisaient aussi de ia Sopliia un Être liermaphrodilc.
3. Voy. h ce sujet J. Muller, Histoire du Gnosticisme, 2® Êil., t. II, p. 74. M. Malter ne me paraît pas avoir sufltsammeni approromli ce point de la doctrine Valentinienne; il ne mentionne pas la pentade des Prounices.