Adv. Hceres., I, t. II, p. 77 cl sq. éd. Petau
3i0 LA VÉltONIQUE.
« D’autres, éci il-il , honorent une certaine Prou- « nice, llpsjv'.y.6v â/>Asi Tip/ovTi; t'.vi, et satisfaisant « comme eux leurs propres passions, en cachant sous « une allégorie menteuse ce que leurs actes ont de « déshonnête, ils disent qu’ils tirent des corps, par « l’intermédiaire des fluides, la force de la Prounice, « Tî;; Ilp:jv(/.;y rr,v cjva;j.'.v. » Et expliquant plus loin cette idée obscure , saint Epiphane ajoute : « Ce mot « de Prounice n’est qu’une invention du plaisir et de « la volupté. Car l’épithète de IIp:’jvi/.£ji[j.svGv implique « toujours une idée de débauche et dénote le liber- « tinage. Voilà pourquoi les Grecs, lorsqu’ils veulent « dire que quelqu’un a violé une jeune tille, s’expri- « ment ainsi : ’EzpîJV'/ïusî Voilà pourquoi ces
« imposteurs grecs qui ont composé des histoires fabu- « leuses de la Grèce disent dans ce sens, à propos de « la beauté : xàXX;; -psûviy.sv. »
L’explication de saint Épiphane est confirmée par certains rapprochements, certains faits. Les lexicographes s’accordent pour attribuer au mot IIpsùv£'.y.5ç, IIp:6v'.y.5;, le sens de lascif, de lubrique, et c’est avec celle même acception qu’on voit l’épithète employée dans l’expression bien connue de ■jrpsjvax.a Il est donc inutile d’aller demander l’explication de ce nom au chaldéen, comme l’a fait M. Bellermann ou à la Parunka du Talmud.
Les Valentiniens, qui cherchaient, ainsi que pres-
1, Voy. Henric. Steplian., Thesaur. ling. grcec, , éd. Lond., col. 523*.