‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 23 sur 278 · Ibid., sect. vi, lect. 6, h, 3, v. 6, t. III, p · texte numérisé non relu

Ibid., sect. vi, lect. 6, h, 3, v. 6, t. III, p

LA REUtilON

<( vitale qui sVtend partout Ce qu’il fait, personne ne « peut le détruire «

On a vu, par plusieurs des passaj^es cités ci-dessus, que la foudre était l’altrihut principal du Dieu suprême. C’est elle qu’il fait jaillir au milieu de la nuit, quand il veut manifester sa puissance. « O Indra! s'é- « crie un des chantres du Uig ^ ils ont en toi une « confiance sans réserve; oui, une conliance sans ré- « .serve. Quand tu veux exaucer les vceux d’un père ou « d’une mère de famille dont le désir est d’avoir des « troupeaux et de la richesse, alors tu fais briller la U foudre qui répand l’ahondance. »

Indra est non-seulement la divinité suprême des Aryas, c’est encore celle qui reçoit, depuis les temps les plus reculés, ses hommages. Chaque tribu l’honorait comme son protecteur et son maître, et depuis bien des siècles déjà quand les hymnes du Véda furent recueillies, chaque père de famille transmettait à ses enfants, comme un pieux héritage, les rites par lesquels on pemsait l’honorer de la manière qui lui était le plus agréable, les chants destinés à perpétuer sa gloire.

« Nos pères, les anciens Navagvas*, les sept sages ont jadis honoré par l’oiïrande et la prière ce (dieu) qui, clément et fort, siège sur la montagne (céleste), sauve t^ses amis) et détruit ses ennemis^. Comme faisaient nos

1. Rig-Véda, sect. iv, lecl. 7, h. 2 , v. 1, 2, frad. Langlois, t. Il, p. 446, 447.

2. Ibid., secl. ii, lect. 1, h 10, v. 3, trad. Longloia, t. I,

3. Sorte de prÊtres. Voy. la note de M. Langlois, t. I, p. 274.

4. Rig-Vida, secl. iv, lect. G, h. G, v. 2, 3, trad. Langlois, l. II, p. 432.

DES ARYAS. 39

pères, dit encore Bharadvadja, je veux glorifier dans un hymne nouveau ce Dieu fort et antique. »

On lit sans cesse celle exclamation à la fin des hymnes du Rig-Vèda : O Indra! que nos pères ont chanté'.

La transmission traditionnelle et si antique du culte du Dieu se laisse encore mieux saisir dans ces paroles du même poêle cité à l’instant :

« Les anciens qui nous ont précédés, (ô Dieu) connu • « par tes exploits et invoqué par tous, ont agi comme « aujourd’hui, et sont devenus tes amis. Ainsi ont fait « ceux du moyen âge, ainsi font les nouveaux. Je viens « après eux, daigne penser à moi »

Ce qui vient d’être exposé nous fait reconnaître dans Indra la personnification de la force, de la puissance, qui entretient, anime la nature, qui gouverne le monde, ainsi que le dit expressément en plusieurs endroits l’hymne védique. De là le nom de Çakra, c’està-dire de Puissant, qui lui est donné *.

Agni occupe dans le panthéon védique le premier rang après Indra; c’est le feu {ignis), autrement dit le remuant L L'histoire du mythe de cette divinité est celle du culte même des Aryas. Le pâtre de la Bactriane et de

1 . Cr. ces paroles du psaume xxi, 5 : « Nos pères ont espéré en c vous ; ils ont espéré, et vous les avez délivrés. »

3. Riÿ-Yitia, sect. iv, leet. 6, h. 4, r. b, trad. Langlois, t. II,

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