I . \oy. Baillet, Vie de» Saints, l. IX, p
Digilized by Googte
LA VÉRONIQUE. 3ÎÎ1
un Age dont tant d’évAnemcnls demeurent ignorés , fit accueillir des légendes et des anecdotes supposées, empruntées au\ écrits des hérétiques et dont on avait oublié la source. Le dogme demeura intact, mais riiagiographie se remplit de contes et de mythes, dépouillés de leur caractère originel et adaptés aux idées plus matérielles et plus 'grossières du vulgaire. A côté des livres saints, des ouvrages des docteurs, au-dessous d'eux, pour ainsi dire, circulèrent une foule de légendes et de fables qui alimentèrent la dévotion , donnèrent naissance à des cultes , suggérèrent des superstitions et créèrent des images. C’est par là que non-seulement les rêveries de certaines sectes reprirent le crédit qu'elles avaient perdu, mais que bien des croyances païennes rentrèrent dans le sanctuaire d’où les premiers apôtres les avaient expulsées.
DES ANCIENS RAPPORTS