‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 239 sur 278 · Relation , trad., p · texte numérisé non relu

Relation , trad., p

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inexacte, et sa place dans l'exposé sommaire de l’itinéraire ne se comprendrait pas. Car supposons avec M. Reinaud que Ceylan ait été divisé en plusieurs îles dont Al-Uamny formait l'une; comme, lorsque Soleïman écrit la phrase citée, il n’a pas encore parlé d'Al-Ramny, il aurait dû dire pour être exact : Les dernières de ces îles sont Al-Ramny et Sérendyh; puisqu’il n’a encore nommé que les Maldives. Or , au contraire, il ne mentionne Al-Ramny qu’après Sérendyb. Il faut donc de toute nécessité, que, pour lui, cette île ait été située, comme je l'ai supposé plus haut, au delà de Ceylan, à l’E., loin d’avoir constitué la partie occidentale de l'île, ainsi que l’assimilation à Manaar et à la côte voisine le ferait supposer.

Les considérations purement topographiques ne sont pas les seules qui me fassent rejeter l'identification admise par M. Reinaud; il y en a d’autres non moins décisives. La relation mentionne des camphriers à Al- Ramny : eh bien! il n’y a ni à Manaar, ni à Ceylan, ni sur la côte de Coromandel , de plantations de camphriers. Le Dryohalanops camphora, qui donne le camphre, est un arbre qui appartient aux pays des épices, à Sumatra, Malacca, Bornéo; et l’on sait que lors de l’arrivée des Portugais dans la première de ces contrées, ils trouvèrent qu’on y faisait un grand commerce de celte substance végétale. Ce camphre d’Al-Ramny, nommé dans la relation jpansowr Fanfoitr^, rappelle tout de suite le royaume de Fansour dont parle Marco-Polo, et où se récolte, selon lui, le

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