‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 246 sur 278 · I. Trad. de M. Heinaud, p · texte numérisé non relu

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populations se nourrissent de cocos et se frottent de l’huile qu’elles en retirent, ainsi que Soleïman le rapporte des insulaires d’Alnevan. De plus, Nias est encore aujourd’hui partagée en un grand nombre de tribus ou de clans, sans cesse en guerre les uns avec les autres ‘ ; et cet état d’hostilités continuelles expliquerait l’usage barbare que les insulaires suivaient pour les mariages. Un usage analogue s’est retrouvé à Bornéo chez des populations issues peut-être de la même origine ou au moins appartenant à la même race

Les îles Lendjebalous \ qui sont mentionnées dan la Relation après celles d’Âlneyan , répondent assez bien par leur description aux îles Nicobar. Déjà Renaudot, dans les notes jointes à sa traduction ^ avait soupçonné cette identité; mais comme le savant orientaliste n’avait nullement saisi l’ordre de l’itinéraire, celte détermination ne s’accordait en aucune façon avec les autres qu’il avait proposées. Les motifs qui me font reconnaître les Nicobar dans les îles Lendjebalous sont les suivants : D’abord comme, après celleci, se trouvent mentionnées les Andaman, il fallait nécessairement, pour aller de la côte de Sumatra à ces dernières, toucher aux Nicobar; ensuite ce qu’on dit de la nudité des habitants, de leur langue particulière,

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