‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 247 sur 278 · DE L ASIE OCCIDENTALE · texte numérisé non relu

DE L ASIE OCCIDENTALE

du grand nombre de cocos que l'on rencontre chez eux, convient tout à fait à ces îles. Quant aux canots faits d’une seule pièce de bois, dont parle la Relation, on y reconnaît les troncs d’arbres creusés qui servent d’embarcations aux insulaires des Nicobar et des Andaman. Les autres détails qui sont relatés peuvents’appliquer aux habitants des diverses îles des environs d’Achen : on les représente tous en effet comme méfiants et fourbes, et dans l’usage d’aller, dans leurs pirogues au-devant des voyageurs pour leur proposer des échanges*. L’amiral Laplace, alors capitaine de la frégate VArtémise, a observé à Telloo-Crouet “ un fait consigné par la Relation pour les îles Lendjebalous : c’est l’absence de toute femme. De nos jours, cela ne serait pas vrai des Nicobar, où le sexe jouit môme d’une certaine réputation de beauté; mais il n’est nullement impossible que cette observation, généralisée par Soleïman, n’ait été faite, comme celle de l’amiral Laplace, que dans une île isolée de l’archipel, où des hommes venaient s’établir seulement pour faire des échanges avec les navires qui y passaient, en allant à Malacca et dans la Chine, ou en en revenant. Une observation consignée dans la Relation au sujet des indigènes des Lendjebalous, convient peu cependant, il faut le reconnaître, aux îles Nicobar. Il y est dit que ces habitants sont blancs et ont le poil rare. Or, les habitants des Nicobar, et en général les Malais, sont noirs, de couleur fuligineuse, couleur que la môme Relation dit précisément être

1. Campagne de circumnavigation de ta frégate VArtémise, t. lit,

ch.ip. X.

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