Môme ouvrage, t. 11, p
DES ANCIENS BAPPORTS
celle des Andamènes. Cette peau blanche et glabre parait indiquer une nation de race chinoise, et il est vraisemblable qu’elle s'applique à quelques-unes de ces îles où des Chinois fiaient venus s'établir pour trafiquer. On sait que ce peuple compte beaucoup de ses sujets qui depuis longtemps se sont fixés à Sumatra et dans les îles voisines, et c’est peut-être même ces habitants qui n’auront point amené de femmes avec eux, comme ceux do Telloo-Crouet vus par l’équipage de VArtémise, qui furent l’objet de l’observation signalée tout à riieuro. On sait d’ailleurs que diverses populations de la Malaisie tirent leur origine des Chinois, et que plusieurs, tels que les Lampons, rappellent encore dans leurs traits le type de cette nation. Édrisi ' compte dix journées de Sérendyb à l'île de Lankiâlons , nom qu’il donne aux îles ou à une des îles - Landjebalous : avec une forte mousson, il n’en faut pas davantage pour aller de Trinkemale à Car-Nicobar ou de Matoura au canal Saint-Georges. Masoudi en nous disant que les îles El-Jebalous (les Lendjebalous) se rattachent aux îles Er-Ramin, achève de nous démontrer l'identité de cet archipel avec celui des Nicobar. Ce qu’il en rapporte est en tout conforme à la Relation, et il ajoute que près de ces îles sont les Andaman. Soleïman mentionne aussi ces mêmes îles après les Lendjebalous, et leur identité avec celles qui portent actuellement le môme nom, n’étant l'objet d’aucun doute, et ayant été acceptée par M. Reinaud, je ne m’y arrêterai pas. L’ordre qu’a suivi dans sa marche