‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 249 sur 278 · CE L ASIE OCCIDENTALE · texte numérisé non relu

CE L ASIE OCCIDENTALE

Solcïman aurait pu mettre en garde ce savant contre la position inexacte qu’il assigne aux Lendjebalous. En effet, le voyageur persan , plaçant les lies Andaman au delà des Lendjebalous, et poursuivant son itinéraire après une courte digression , nomme ensuite l’île ou le pays de Kalâh-bar. Or, si ce dernier pays se fût trouvé sur la côte de Coromandel, ainsi que le suppose M. Reinaud, comment les navires, après avoir touché la Pointe Calymère, où il place les Lendjebalous, eussent-ils été aux Andaman, qui en sont éloignées de plus de 12“ en longitude, poyr revenir ensuite sur la môme côte?

Des îles Lendjebalous, les navires mettaient à la voile pour le Kalâh-bar, qu’Édrisi place à cinq ou six journées de ces îles *. M. Reinaud transporte, comme je l’ai dit, Kalàh-bar sur la côte du Coromandel. Le principal motif qui le détennine, c’est, après la nécessité d’adapter la marche du navire à ses premières identifications, la ressemblance du nom de Kalah avec celui do Galles, ou Gala, donné à la pointe méridionale de Ceylan. Cependant il est facile d’objecter à ce rapprochement que si la Pointe de Galles a reçu son nom de l’ancien pays de Kàlah-bar, ç’aurait alors été nie de Sèrendyb qui se serait ainsi appelée, et nullement la partie méridionale du Coromandel, comme le pense M. Reinaud. Mais il m’est aisé maintenant de constater que ni l’une ni l’autre de ces déterminations ne saurait convenir à Kalâh-bar, et puisque les navires font voile vers la Chine et qu’ils sont arrivés aux Ni-

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