Trad. Jaubert, t. I , p. 77 cl
372 m:s anciens happoiits
cobar cl aux Ândaraan, c’cst vers la côle de Malacca qu’il faut aller chercher le pays en question. C’est ce qu’avait fait Walekenaer dans la courte mais judicieuse analyse des voyages de SindbAd citée plus haut. Celle relation, imaginaire sans doute, mais fondée sur des faits vrais, acquiert une valeur réelle lorsqu’on voit son témoignage cadrer si bien avec la route à laquelle nous avons été forcément conduit. Voici ce qu’elle dit dans un voyage que l’on suppose être fait par Sindbàd aux îles de la Sonde : « Nous ne discontinuâmes de « courir d’île en île , de contrée en contrée, vendant, « achetant, échangeant, jusqu’à ce que nous fussions « arrivés dans l'île de Nâcous, d’où nous allâmes en « six jours à celle de Kélâh ; alors nous pénétrâmes « dans le royaume de Kélâh. C’est un grand empire « limitrophe de l’Inde, dans lequel il y a des mines « d’étain, des plantations de cannes de l'Inde et où « l’on trouve du camphre excellent. Son roi est un « monarque puissant; il gouverne aussi l’ilc de Nâ- « cous *. » Ces paroles donnent à penser que Kalâh se trouvait situé au delà de l'Inde, vers les îles de la Sonde, et l’on comprend alors comment il a pu être une dépendance des États du Zâbedj , ainsi que le rapporte la relation de Soleïman M. Reinaud, embarrassé de cette circonstance et obligé de la mettre d’accord avec l’itinéraire qu’il a adopté, y voit le résultat de quelque confusion, de quelque erreur ^ Mais