‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 252 sur 278 · Édrisi, Géogr., 1. 1, p · texte numérisé non relu

Édrisi, Géogr., 1. 1, p

DES ANCIENS BAPPORTS

« grand nombre d'îles bien peuplées, fertiles, cou- « vertes de champs et de pAturagos, et produisant de « rivoire, du camphre , de la noix muscade, du macis, « du clou de girofle, du bois d’aloés, etc., qui s’y trou- « vent et y sont indigènes, w Et plus loin : « Au nom- « bre de ces îles est celle d’Almaïd, dont la population

« ressemble aux Chinois Ces îles sont voisines de

« la Chine. » Tous ces témoignages s’accordent d’une façon trop frappante pour que nous ne reconnaissions pas facilement que l’empire du Zàbodj ou des îles de la Sonde comprenait, à l’époque de la Relation, la Malaisie actuelle, et sans doute aussi une partie de la presqu’île de Malacca. Et ici je m’éloigne de l’opinion de Walekenaer, qui fait du Maba-radjab, des voyages de Sindbâd, le roi du Dckban Les rapprochements que je viens d’établir me semblent ne laisser aucun doute sTirla situation réelle de ces États.

Revenons au Kalàh-bar, que j’ai dû laisser un instant de côté , pour établir nettement la position de l’empire du Zabedj, auquel il semble lié. Il est à remarquer que Soleïman ne compte qu’un mois de navigation entre ce pays et l'entrée de la mer d’IIerkend : distance exacte, car c’est à peu près ce qu'il faut pour se rendre des Maldives à Poulo-Pinang, en allant probablement toucher la pointe d’Achen. Nous lisons encore dans un autre passage de la Relation qu’entre Sérendyb et Kalâh se trouve dans la mer de l'Inde, du côté de l'orient, une île nommée Malban,

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