‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 254 sur 278 · Betalion , p · texte numérisé non relu

Betalion , p

2. Cr. Endlicher. E)(c/iirirfioH botanicum, p. C78.Cf. J. Bowring, The Kingdom and people of Siam, t, 1, p. 204. (London, 1857.)

3. Cf. H. Berghaus, Allgemeine Lânder und Yolkerkunde, l. III, p. 274.

4. \j6 nom d’ébène a été donné à plusieurs essences différentes de la famille des Ëbénacées; VEbenoxylon de Loureiro est toutefois

37l) I)KS ANCIE.NS lUrPOHTS

longues années Tobjet d’un grand commerce. Édrisi parle aussi ‘ des mines d’étain et des plantations de camphriers existant à Kaléh. Cet étain est le plomb alcali de la Relation. Ces deux productions ne sauraient en aucune façon convenir au Coromandel, qui ne fut jamais le centre d’aucun commerce étendu d’étain ou de plomb, et encore moins de camphre, l'arbre qui le fournit n’y croissant pas. Nous voyons, au contraire, qu’à l’arrivée des Portugais , l’étain constituait une des branches les plus importantes du commerce du pays de Malacca; qu’il était exporté dans toute l’Asie. Qu’y a-t-il alors de plus naturel, de plus vraisemhlahle que d’aller chercher dans cette contrée notre Kalâh, tout comme le Calliana de Cosmas Indicopleustès? Ce dernier nom tire prohahlemcnt son origine du mot malais kalang, étain, que les Portugais prononçaient /trt/m; in final était fort sourd, comme la nasale ng des Chinois et des Malais; circonstance qui a pu faire tomber celte terminaison pour ne plus laisser subsister que la dissyllabe principale Kala. Au reste, celte étymologie, qu’avait déjà donnée Langlôs je ne la propose que sous toutes réserves. Le point important à constater, c’est la présence des mines d’étain à Kalâh, et nous avons encore à l’appui de ce fait le témoignage de Masoudi qui parle des mines d’étain du pays de Kalâh

celui auquel ce nom s'applique le plus c)'méralcmcnl,rt il est Tort abondant dans la Cochinchine. Cf. Kndlichcr, Généra plaiilarum, n“ 4247, p. 742.

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