‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 255 sur 278 · Masoudi , ouvr. cil., ji · texte numérisé non relu

Masoudi , ouvr. cil., ji

DE l’ ASIE OCCIDENTALE.

et de scs montagnes recélantl’or, l’argent et le plomb. Ces produits minéraux conviennent parfaitement à la province de Keydah *.

La mer de Kalâh-bar ou de Kalâh , mer que nous décrit Masoudi se reconnaît aisément pour celle qui baigne les côtes de Keydah et de Perak, entre le 9“lat. N. et le 4“. Les nombreuses îles, les Sedadi, passes ou détroits dont parle cet auteur, sont celles que les Instructions nautiques signalent entre Junkseylon et Poulo-Pinang Les eaux y ont encore de nos jours ce peu de fond que Masoudi signale dans la mer de Kalâh.

La mer de Schelaheth, d’après le nouvel itinéraire que je viens de tracer, ne saurait plus être que le détroit de Malacca, c’est-à-dire la mer comprise entre la pointe d’Achen, Junkseylon et Malacca ou Singapour. Elle se trouve de la sorte séparée de la mer d’Herkend par Sumatra, ce qui fait comprendre, ainsi que je l’ai remarqué plus haut, pourquoi la relation dit qu’Âl-Ramny est baigné par les deux mers. Marsden rapprochant le nom de Selahet du mot malais Salat, détroit, avait déjà soupçonné que cette mer devait être le délroit de Malacca. Édrisi* confirme l’identification, car il dit que l’île deSelabat produit le clou de girofle et renferme un volcan. Or, il n’existe pas plus de girofliers que de volcans sur la côte de Coromandel ;

1 . Cf. Ncwbold , Policical and slalislical account of the britisk scltlemcnti in the strails of Malacca, l. II , p. 6.

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