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tandis que la présence de cet arbuste et de ce volcan convient parfaitement à Sumatra, entièrement traversé par une chaîne volcanique On trouve, il est vrai, un volcan à Barren-Island, dans l’archipel des Andaman; mais cette île est stérile et inhabitée, et le giroflier n’y vient pas. Dans le voyage de SindbAd nous voyons le prétendu voyageur prendre, conformément à l’assertion d’Édrisi, un chargement de girofle et de cannelle dans nie de Selahat, et faire voile de là pour les côtes de rinde; circonstance qui indique assez que Selahat n’était pas sur ces côtes. Édrisi dit d’ailleurs que l’ile de Selahat, et une autre qu’il nomme Héridj, sont, ainsi que celle de Djaha (Sumatra), dans le voisinage de Kelah. Ainsi toute difllcul té est levée, et les trois Iles s’offrent comme trois points différents de Sumatra. Il n’est donc plus désormais possible de faire , avec M. Reinaud , de la mer de Schelaheth le détroit de Palk, et il demeure établi, ainsi que l’avait admis Walekenaer, que c’était le détroit de Malacca.
Soleïman dit que de Kalàh les navires se rendaient à Betoumah, situé à dix journées de distance, et que là ils prenaient de l’eau douce. Édrisi appelle ce lieu Tenoumah. On s’étonne que Renaudot et que M. Reinaud aient pris pour moyen de fixer la position de cette place, une étymologie plus que problématique du nom de Betoumah, incertain lui-méme, puisque Édrisi l’écrit Tenoumah, fondé sur une tradition plus problématique encore, celle d’un prétendu voyage de
1 . Cr. E. Chevalier, Géologie et Minéralogie du voyage de la Bonite, p. 328.