Voyage de Sindbâd , p
DE l’aSIE occidentale.
saint Thomas à Méliapour. Ce ne sont pas là, à mon avis, des autorités sérieuses. D’après l'itinéraire, tel que je l’ai rétabli, Betoumah ou Tenoumah ouNalounah, comme l’écrit M. Étienne Quatremère, en corrigeant le t en n, par la transposition des points dont la position différencie seule ces deux lettres en arabe ' , doi t être d’abord placé près la mer de Schelahet, la relation le dit formellement , sur la côte opposée de Sumatra. C’est, ainsi que l’a admis le savant orientaliste dont je rappelle l’ingénieuse correction, la grande Natouna. De Betoumah , les navires se rendaient en dix jours à Kédrendj. Après avoir longtemps examiné les différentes relâches auxquelles les vaisseaux arabes devaient s’arrêter, eh sortant du détroit de Singapour, il m’a semblé que Poulo-Oby, situé par 8® 27" lat. N., à environ cinq lieues dans le S. de la pointe de Cambodge, répond mieux qu’aucun autre lieu à Kédrendj. C’est, en effet , sur le cap Cambodge que se dirigent encore aujourd’hui les navires qui débouquent du détroit de Singapour et qui vont vers la Chine. Cette île est formée de montagnes élevées, dont la plus haute est placée à son centre, et peut être aperçue à une grande distance. Cette montagne répond assez bien à celle que la relation place à Kédrendj. De plus, Poulo-Oby est le refuge des familles bannies du continent, et la relation nous dit que les esclaves et les voleurs se sauvent sur cette montagne. Enfin un ruisseau d’eau douce qui descend de celle-ci fournit une excellente aiguade La mer qui