‹ Croyances et légendes de l'antiquité, essais de critique appliquée à quelques points d'histoire et de mythologieChapitre 259 sur 278 · Aboulféda, ouvr. cil., p · texte numérisé non relu

Aboulféda, ouvr. cil., p

4. M. Él. Quatremèrc a montré que le pays de Senef ou Senf ne pouvait être l’île de Bornéo. {Journal des Savants, décembre 18 4G, p. 737.)

DE l’aSIE occidentale.

nit l’aloôs le plus estimé *. Le nom de Senf, Senfy, parait être le môme que celui de Tsiampi, Tsiampa, et il y a tout lieu de penser que c’est à cette dernière contrée qu’il faut identifier notre Senef. C’est le môme pays que Marco-Polo ^ a décrit sous le nom de Ciamba, et où il mentionne, d’accord avec les géographes orientaux, l’abondance du bois d’aloès. La place qu’occupe ce Ciamba dans le récit du voyageur vénitien, aussi bien que celle qu’a Senef dans notre Relation, ne laisse d’ailleurs aucun doute. Masoudi ® parle de la mer d’Es-Senf, qui , d’après la position qu’il lui assigne, parait répondre au golfe de Siam et aux mers qui le joignent aux archipels des Moluques et de la Sonde. Il ajoute que cette mer s’étend jusqu’à celle de la Chine, c’est-à-dire à celle de Sandjy dont je vais parler.

Mais ici se présente une difficulté qui réclame un sérieux examen, car elle semble de prime abord élever une objeclion capitale contre la position que j’ai attribuée à Senef. Édrisi nous dit * : L’ile de Senf est voisine de nie Comar ou Comor -, il n’y a que trois milles d’intervalle. Aboulféda écrit que ces deux îles sont à peine éloignées d’un jour de navigation. Et ailleurs Édrisi ajoute que les lies El-Roïbahat sont dans le voisinage de l’île Comor®. Or, ces îles El-Roïbahat se font reconnaître, par la description qui en est donnée,

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