Society of Beiiyal , t. lit, p. 650, n®* 12 et
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naît aux chances de la mer. On conçoit qu’à une époque où la navigation était peu avancée, il eût été dangereux de partir en juillet ou août ; car on se serait dès lors rencontré dans la mer des Indes en septembre , époque où les vents deviennent extrêmement frais, où les bourrasques sont fréquentes, et qui fermait la mer aux navigateurs, même à l’époque où a été rédigé le Mohyth. Le témoignage de Masoudi conduit donc à placer dans la saison du Ras-er-rih le départ des bâtiments de Syraf pour l’Inde. Or nous trouvons précisément indiquées dans le Mobytb les époques d’appareillage pour les destinations sur lesquelles se dirigent mes recherches.
Voici ce que dit l’ouvrage turc : « La mousson de « Dbâfar pour Malacca, Sumatra, Tenasserim, Marta- « ban et le Bengale, et tous les ports situés sous le « vent (par conséquent ceux qui se trouvaient à l’est a de Malacca, le lit du vent étant sud-ouest), souille « vers le trois cent quarantième jour de l’année djéla- « léenne (24 février).
« La mousson de Mascate pour Malacca, Sumatra, « le continent de Siam, le Bengale et tous les ports « situés sous le vent, souille à partir du trois cent « soixantième jour de l’année djélaléenne (16 mars). »
Il résulte de là que les bâtiments quittaient la côte de Mascate, et par conséquent Syraf, du 24 février au i6 mars, et que c’était pendant ce mois que s’opérait le départ des bâtiments qui étaient en partance pour l’Inde, Malacca, Siam et Sumatra. Mais les départs pour la Chine devaient se faire plus tôt, afin d’arriver dans la mer de Chine à temps pour y rencontrer en-
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corc des vents du sud-ouest; autrement, si le départ se fût opéré à la môme époque que pour Malacca et Sumatra , les bâtiments n’eussent atteint la mer de Chine que vers septembre, époque très-défavorable à la navigation, et la nécessité de naviguer au plus près du vent ou de courir des bordées eût singulièrement retardé les arrivages à Khan-fou. Nous savons, en effet, par Horsburgh, qu’entre Formose et la côte de Chine, des vents du nord à l’est prévalent fort souvent dans les mois de juillet , d’août et de septembre *, et de plus les orages sont très-fréquents à l’époque des équinoxes.
Lesnavires descendaient vraisemblablement, dans ce cas, de la côte occidentale de l’Inde , par la mousson du N. E. vers décembre, et arrivaient en janvier près de Ceylan. La relation nous dit, en effet, qu’entre Mascate, Koulam-Malay et la mer d’Herkend, il y a environ un mois de navigation. Ils doublaient la Pointe de Galles *, après avoir , sans doute , préalablement reconnu le cap Comorin, en quittant les Maldives ; ils arrivaient à Sumatra vers la lin de février ou les pre-